Mercredi 3 décembre 2008


L'IME de Plabennec et l'association l'ADAPEEI 29 ont organisé avec La Obra une opération crêpes lors de la semaine de la solidarité international.

Le but de cette opération était donc de vendre des crêpes au profit de l'association Ixcan Creativo et de notre projet au Guatemala.

Au-delà de récolter de l'argent, c'était une action très riche humainement qui a permis aux personnes handicapées, de se rendre acteurs du projet, de s'investir dans le milieu associatif en laissant leur handicap de côté. Les jeunes ont pris goût à aller vers les gens, en plus de par leur capacités relationnelles assez impressionnantes, les gens n'avait pas beaucoup d'autre choix que de s'arrêter au stand et d'adhérer au projet!

Cette action a duré 2 jours, et nous avons pu recolter 765 euros!!! Un grand merci donc aux handi-acteurs qui ont participé à cette action (IME de Plabennec ainsi que le Foyer de vie de Saint-Renan), et à Marie-jo qui a mené l'opération!

Patricia, pour LA OBRA
Par LA OBRA
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Vendredi 28 novembre 2008


Juste pour informer de quoi il s'agit pour ceux qui parlent pas espagnol, cet article est un hommage, dédié à Hugo, un jeune d'Ixcan qui vient de nous quitter...


Texte écrit par les jeunes Ixcanèques et Celine, au Guatemala...



Hugo, Como eras Grande en tus Zancos,

Como te veias lindo en tu traje de colores,

Como reias cuando andaba abrazando la vida,

como vivias y como nos hara falta.

 

Hugo,

gracias por todo lo compartido en Ixcan Creativo,

gracias por los talleres de swing con los niños, el teatro, el baile,

gracias por tu alegria, y tambien tus penas,

gracias por tu palabra, y por tu talento,

 

El Chitic, te lo dedicamos a ti, a tu traje de masorca

 y a tus pasos gigantes entre selva y cielo. Guatemala llora tu ausencia,

 a todos nos haras falta.

Como hubieramos deseado que dejaras esta babosada

que te robo la vida, y tambien la alegria.

Cuanto te queriamos libre, andando con pasos seguros y firme por la vida,

Cuanto soñabamos para ti, de los estudios hacia el Arte y sus viajes.

 

 

Todo en ti hervia, eras de fragil corazon, era grande tu penita, y no se curaba.

Te deseamos la Paz, nosotros seguiremos lanzando tus malabares en lo alto,

en tu nombre, HUGO.

Te Queremos mucho.



en nombre de todos los jovenes IXCAN CREATIVO

en nombre de LA OBRA


Par LA OBRA
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Jeudi 27 novembre 2008

Toujours pour ceux qui parlent pas espagnol, ça c'est une annonce pour la recherche URGENTE de volontaire au Guatemala. On fait paraitre l'annonce bientôt en francais, mais vous pouvez d'hors et déjà nous contacter si vous êtes intéressés sur obrateatral@yahoo.fr...



La Compañía Socio Teatral Franco - Chilena LA OBRA, lanza un llamado urgente en la busqueda de voluntarios listos para poner sus manos al levantamiento del "Centro de Transforma-Accion Artistico y Rebelde IXCAN CREATIVO".


Este centro es uno de los proyectos mas grandes de LA OBRA, se levanta en el norte de Guatemala en la zona del Ixcan, departamenteo del Quiche. Esta zona fue una de las mas tocadas por el conflicto armado que vivio durante 36 años Guatemala. Actualmente se encuentra poblado esencialemente por mayas, quienes fueron los combatientes de esos 36 años de lucha popular que, lamentablemente, no trajo la justicia ni dignidad esperada...

IXCAN CREATIVO es un centro que trabaja esencialmente con los jovenes de la zona. El objetivo es la utilizacion del arte como herramienta de transforma-accion popular, el arte como arma de lucha que permite despertarnos frente a la realidad politica y economica de nuestro pais y nos da los medios para iniciar la transformacion de aquello que no nos gusta ni consideramos justo.


El proyecto se inicio en febrero 2007, durante su primer año de existencia numerosas personas de distintas nacionalidades pusieron sus manos a la construccion de esta obra, no solo artistas sino que tambien personas ligadas al mundo social y gestores culturales. Hoy necesitamos fortalecer la labor iniciada, abriendo camino a los jovenes ixcanecos que poco a poco van tomando a cargo la gestion del centro y de sus actividades.



El llamado es sencillo: Ser parte de esta construccion  en una zona de alma rebelde, donde el arte es el arma utilizada para despertar conciencias, denunciar y transformar la historia en manos de sus actores locales, con una generacion de artistas guerrilleros que han cambiado el fusil por la fuerza del pincel y la pluma.


Mas informaciones:

sitio web la obra: www.obrasocioteatral.org
email la obra: obrateatral@yahoo.fr



Desde la punta sur de nuestra estrella, Gisel

Par LA OBRA
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Mercredi 12 novembre 2008
MANOS A LA OBRA!...





Un grand bonjour à vous tous !
 
Vous, vieux collaborateurs de la Obra, volontaires !
Nouveaux contacts, sympathisants ayant croisés notre route et notre blog !
 
Déjà un grand merci pour l'intérêt que vous nous avez témoignez.
 
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre réunion porte ouverte le :
 
MARDI 18 NOVEMBRE A 18H30 AU BIJ DE BREST (4 rue augustin Morvan, près de la place de la Liberté)
 
Cette réunion sera l'occasion de présenter la obra au plus grand nombre car nous avons besoins de bénévoles brestois !
 
Nous ferons le point sur les nombreux projets en cours et à venir pour lesquels nous avons besoins de soutien.
 
Au plaisir de tous vous revoir, vous rencontrer !
 
Venez accompagnés si vous le désirez. Nous finirons la réunion par un pot.

A mardi!

Toute l'équipe obrera




Aussi besoin de mains en Ixcan au Guatemala, nous recherchons aussi des volontaires prêts à s'engager sur une période de 6 mois minimum, merci de nous contacter pour plus d'informations sur le volontariat international.
obrateatral@yahoo.fr

Patricia, pour La Obra
Par LA OBRA
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Mercredi 12 novembre 2008


 


  • Les vacances artistiques ont démarrée le 10 novembre par l'atelier swing. Les semaines à venir, de nouveaux ateliers suivront tels que théâtre, peinture, masques traditionnels mayas, échasses, jonglage etc. Plusieurs ateliers se réaliseront dans la ville afin d'approcher la pratique artistique à la population et investir les espaces publics.

     

  • Une série d'ateliers, théâtre et peinture, est prévue à l'orphelinat Santo Domingo Savio ainsi qu'une journée festive avant les fêtes de Noël. Luis, directeur de l'orphelinat et membre du bureau Ixcan Creativo est très présent et nous soutient constamment dans nos actions.

     

  • Une Rencontre « Pinta Tu Lengua » s'est réalisée en début octobre avec la classe bilingue d'étudiants de l'INMCA ayant participé au projet. Nous avons projeté la vidéo IXCAN TV, la vidéo IXCAN CREATIVO « Etre maya aujourd'hui » et regardé ensemble les photos de la fête des langues du monde réalisée à Brest en Mai 2008. Une carte postale de peuple et culture a été remise à chaque jeune. Tant les jeunes comme l'enseignante ont exprimé leur joie d'avoir pu participer à ce projet et remercie vivement Ixcan Creativo, La Obra et Peuple et Culture pour cette opportunité. Deux jeunes de cette classe se sont inscrit pour le projet théâtral «  Madre Tierra, Madre Q'eqchi ».

     

  • Les répétitions de la pièce de théâtre «  Madre Tierra, Madre Q'eq'chi », sur le thème de la protection de la nature et jouée en langue Q'eqchi sont lancées. Réunir l'équipe a été toute une aventure. Nous avons intégré de nouveaux acteurs, agés de 13 à 25 ans pour lesquels le Q'eqchi est la langue maternelle. Wilson, Donald, José, Francisco, Hugo, Leyvi et sa soeur en sont les protagonistes. A noter également l'intégration d'une jeune sourde à la création. Ce projet se réalise en partenariat avec une équipe de scientifiques de l'Université San Carlos et le Parc National Laguna Lachua. De nombreuses représentations du spectacles sont programmées en novembre et décembre dans 21 communautés q'eqchi de l'Eco Region Lachua. La création artistique a été ménée par les Creadores Kevin et Limber, responsables du projet. Un documentaire vidéo du projet sera également réalisé par l'équipe vidéo et diffusé dans de nombreux médias ( TV Coban, Tv Peten, TV Ixcan etc.).

     

  • La participation d'IXCAN CREATIVO à la grande rencontre «  CHITIK » organisée par Caja Ludica à Rabinal est oficielle. Plus de 400 jeunes guatémaltèques en échasses s'y réuniront pendant 4 jours. 16 jeunes d'Ixcan Creativo participeront à l'évenement et préparent activement leurs costumes sur le thème défini collectivement «  Nuestras Raices ». Ceux-ci s'annoncent magnifiques, ils travaillent essentiellement à base de collage d'éléments naturels, graines de maïs de différents couleurs, feuilles etc. La préparation des costumes est autogérée dans sa totalité par les jeunes.



  • Du 13 au 16 novembre, deux Creadores participeront à la V rencontre de « Coordinadores de Arte Comunitario », organisée par Caja Ludica dans ses locaux à la capitale. Cette rencontre réunira les 22 groupes d'Art communautaire du pays et s'inscrit dans le cadre du Festival de Théâtre National. Suite à la rencontre, nous profiterons de notre passage à la capitale pour travailler avec Dorian de la Caja Ludica sur les dossiers de subventions et visiter divers entités susceptibles de soutenir Ixcan Creativo, telles que l'ONU et l'Ambassade de France.

     

  • Une formation approfondie CREADORES se réalisera du 24 au 28 novembre. Nous aborderons divers thèmes tels que la gestion culturelle, la communication et la construction d'un regard critique. Une seconde formation suivra en décembre, du 10 au 14, dirigée cette fois à la préparation d'une nouvelle génération de CREADORES au monitorat d'ateliers artistiques. Plusieurs jeunes de communautés partenaires tels que Santa Maria, Pueblo Nuevo, Xalbal et San Pablo sont invités à intégrer la formation afin de lancer à partir de 2009, un travail de partenariat étroit avec ces communautés. La demande a été formulée par les communautés en question souhaitant approfondir les liens avec IXCAN CREATIVO.

     

  • L'atelier vidéo a réalisé un clip vidéo sur IXCAN CREATIVO, lequel a été diffusé par IXCAN TV afin d'annoncer les vacances artistiques à la Olla. Une reportage vidéo a également été réalisé par IXCAN TV sur la participation d'IXCAN CREATIVO au Forum Social des Amériques du 7 au 12 octobre 2008.
     

     

  • Ixcan Creativo a participé à deux activités publiques. Pour la première, une spectacle d'Art de rue a été présenté dans le cadre d'une journée de sensibilisation organisée par le centre de santé sur la place publique. Pour la seconde, journée festival culturel bilingue organisée par Essedir, nous avons présenté une exposition photographique et la pièce « La Luna en el Hoyo ».

     

  • Nous participerons au COMUDE prévu le 26 novembre ( grand rassemblement de participation citoyenne réunissant tous les maires auxiliaires et associations de l'Ixcan afin de définir avec la mairie actuelle, les axes de développement pour l'IXCAN).


    Ixcan Creativo lance  un appel à volontaires. Nous recherchons des personnes suceptibles de nous rejoindre pendant six mois afin de nous  soutenir sur la gestion culturelle ( communication, travail en réseau, organisation, suvi subventions, compta etc. ), l'aspect artistique ( musique, danse, video etc. ) et la formation. Les volontaires partageront leurs temps entre les communautés partenaires et Playa Grande. Ixcan Creativo se compromet à assurer le logement des volontaires.

     

  • Enfin, Ixcan Creativo revendique la protection des droits de l'enfant et adolescent, valorise la liberté d'expression et l'épanouissement de la diversité. L'association lutte en ce sens contre toute forme de discrimination ou d'exclusion et vise la construction d'un IXCAN sans violence où chaque être humain est reconnu et valorisé dans l'expression de ses capacités et talents.



Céline, depuis ce petit coin de jungle, le 12 novembre 2008.


Par LA OBRA
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Jeudi 30 octobre 2008
Du lundi 27 au mercredi 29 octobre se sont retrouvés les Rebeldia à Erdeven. Là même où le projet  Melimelate  a été lancé sous l' impulsion de la Obra la semaine du 28 juillet au 3 Août. C est lors de ce genre de retrouvaille que l' on fait le point sur les avancées du projet et   c' est aussi l' occasion d' une répétition générale de la piece.
Les avancées sont là, la semaine dernière rendez-vous avec Muriel Cartier de la DDJS Quimper, Amandine Duthoit du CICODES, Hubert Congart du FOL 29. Dépôt du dossier de  la Junior Asso. D' autres dossiers importants sont en cours. Les Rebeldia se lance avec coeur dans la confection d' articles dans le cadre de l' auto financement. Des gants, des carnets,..qu' elles  envisagent de vendre lors de marchés. Opération papiers cadeaux dans les week-ends à venir à Nantes. Un blog est en train de voir le jour.  Représentation au collège Diwan de
Nantes le jeudi 13 novembre. Le projet video se precise , un stage aura lieu pendant les vacances de Noel au meme endroit. Interview de Radio Kreiz Breizh...
Voilà, l' aventure Rebeldia continue !!!
 
Eus al lun 27 d' ar merc'her 29 o deus en em adkavet tud Rebeldia e Ardeven. E-le'ch ma eo bet kaset war raok raktres Melimelarte gant lañs An Obra er sizhun eus an 28 a viz Gouere d' an 29 a viz Eost. E-pad tolpadoù a seurt-se e vez lakaet war well araokadennoù raktres Melimelarte hag tro d' ur bleustradeg vras.
Aze emañ an araokadennoù, Sizhun tremenet emgav gant Muriel Cartier DDJS Kemper, Amandine Duthois eus an CICODES, Hubert Congart eus ar FOL 29. Teuliad Junior Asso zo bet kaset. Teuliadoù  pouezus all, zo o tont. Rebeldia ez a da sevel oberidigezh traoù e stern an embaeañ. Manegoù, karnedoù...hag e rakwellont gwerzañ anezho war ar marc'hadoù. Oberiadenn paper-profoù e Naoned er sizunioù o tont. Emaint o sevel ur Blog. Abadenn  e skolaj Diwan Naoned an 13 a viz Here. Ar raktres video a  zo o vezañ resisaet, ur staj a vo e-pad vakansoù Nedeleg er memes lec'h. Atersadenn gant Radio Kreiz Breizh.. 
Setu, derc'hel a ra mat ar blanedenn !!!

Obrero Loig

 
Par LA OBRA
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Mercredi 22 octobre 2008

Contes écrits par Gisel, grâce à des témoignages réalisés en Ixcan, au Guatemala...

Celui-ci sur une ex-guerrillera...



A Reyna Caba, sobreviviente al espanto y la ciega ira,
porque su fuerza de lucha nunca se apague,
porque su pueblo extienda las alas...



Es verdad, ella fue quien había dado su hija al cuidado de esa familia de amigos.


Es verdad, ella había decidido vestir pantalones y agarrar la metralla.


Es verdad, ella había partido a pleno monte para, entre palmeras y cardamomo, pelear por una vida más justa para todos, para sus hijos, para su pueblo.


Es verdad, ella era la luchadora, la que pretendía ser valiente, la idealista.

 


Su nombre era Reyna… ¿Por qué la habían llamado así sus padres?... ¿Acaso estaba predestinada a ser la reina de algún reino lejano y misterioso?... Desde niña se lo preguntó, desde cuando vivía en Chajul y sus cantos los entonaba sólo en Ixil… ¿Por qué ese nombre? ¿No se suponía que su pueblo estaba en contra de los reinos?

 


Llevaba años viviendo en un campamento de la guerrilla, la habían escogido como encargada del escondite por sus dones innatos de liderazgo y su mirada valiente. ¿Sería aquel perdido paraje selvático su reino?...


 

No era fácil para ella el dejar a un lado su maternidad a fin de mejor enfrentar la causa, para estar entera al servicio del proceso revolucionario que llevaban los pueblos de su patria. Bajo el ideal de “tierra y dignidad” dirigía su campamento con mano segura, tomaba decisiones e iba siempre en avanzada. Era admirada por sus pares porque nunca titubeaba, ella misma fue quien “operó” a los gallitos del campamento para que su canto matutino no los delatara frente al ejército que seguía su rastro, ella también daba la bienvenida a los recién llegados y les designaba las posiciones, los entrenamientos. Era una verdadera guerrillera.

 


Sin embargo, Reyna guardaba en su pecho un gran amor, un amor que se vio trunco por la “causa”, un amor que no podía cantar… Como los gallos que ella misma operaba, su voz de madre la había acallado, silenciado, para dejar salir la voz de la guerrillera sin temores ni medias aguas.

 


El tiempo avanzaba y en cada gota de lluvia, en cada nuevo rayo de sol ella no podía dejar de ver los ojitos de candela de su pequeña, la que había dejado un par de años atrás en casa de una familia amiga. Así, entre recuerdo y recuerdo, un día decidió obedecer a su corazón de madre para dejar el campamento y partir hacia México, quería cruzar la frontera para seguir luchando desde una posición fuerte también pero algo diferente; quería poder cantar su amor de madre, dejar salir su voz como el agua de un río que baja del monte y va cantando fuerte, claro, feliz de recorrer la tierra e ir abrazando la vida a su paso. Ella quería cantar su maternidad, abrazar la vida de su hija y, juntas, construir el porvenir justo, luchar con ella por esa “tierra y dignidad”


 

Decidió moverse rápido y en compañía de algunos compañeros fue hasta la casa donde se cobijaba la pequeña. Al verla escondida, tímida, jugando a ocultarse tras un costal de maíz, su corazón brincó con fuerza y sosiego. Tenía que ser suya otra vez, debía recuperarla, ¡sin ella ninguna lucha valía la pena!

 


La niña, temerosa de los extraños, huía a su mirada de miel que trataba de abrazarla, se ocultaba la pequeña entre las polleras de la mujer que la cuidaba y ésta, reacia a la improvista visita, se negaba a darle la niña; después de todo fue ella quien cuido su malaria y quien le dio las agüitas cuando se enfermaba de la panza… nadie más que ella podía saber que era mejor para la patoja.

 


Reyna, con ese hablar calmado y paciente, típico de su pueblo, trataba de explicarse, de convencerla y hacerle entender cuanto necesitaba a su hija para seguir luchando, para que todo valiera la pena. Poco convencida la mujer, pero rendida al amor materno, con una mirada esquiva dio su consentimiento para que se llevara a la niña… preparó un atado de ropas, echó unas cuantas tortillas al morral de la pequeña y la vio alejarse de la mano de esa mujer que le parecía extraña, mezcla de fiera y delicada mariposa.

 


Desconfiada la pequeña caminaba en reversa, sus pasos iban hacia el frente, llevada por la fuerza de la mano de esa mujer tan ajena, tan cruel y mezquina, pero su alma se había quedado enredada en las polleras de quien ella llamaba “mamá”. ¿Por qué la arrebataba así de los suyos?, ¿Por qué ahora, cuando ella disfrutaba de sus árboles de mango y los naranjales en flor? ¿Qué derecho tenía esta mujer ajena?

 


No habían avanzado más allá del río cuando la pequeña, de un movimiento rápido y hábil, logró desatarse de la mano que la aprisionaba para correr libre, libre otra vez por el monte. No sería difícil deshacer sus pasos, su rancho estaba allí, muy cerquita, allí estaría su “mamá” esperándola con el caldo de hierbas que tanto le gustaba, le daría unas tortillas recién salidas del comal y ella podría volver a subir al naranjal y respirar el olor dulce de la fruta maduras, allí muy cerca estaba todo cuanto amaba. Corrió rápido y ágil entre el alto y verde pasto que la cubría entera, apenas se divisaba su colorido huipil por entre el monte cómplice de su carrera hacia la libertad. Pero no iba a ser tan fácil, esa mujer no estaba sola, habían más con ella, unos hombres que la ayudaban en este robo sin razón. Uno de ellos corrió y la agarró por el corte impidiendo que sus pies flotaran. Ya en el piso y totalmente prisionera de unos brazos sudorosos y fuertes, cerró los ojos para tomar fuerzas y poder gritar a todo pulmón “Noooooo, nooooo, no quiero. Mamá!!!”

 


Reyna se acercó y recibió una buena patada y unos fuertes manotones de una manito pequeña pero rápida; no había que confiarse. El hombre, su captor, la convenció “No te preocupes, mirá vamos para tu casa pero por otro camino, calma, calma” Estas palabras lograron domar a la fierecilla, quien cansada de tanto gritar y llorar se aferró al silencio para poder visualizar con lujo de detalles cada piedra del camino y poder regresar al menor descuido, tenía todo planeado, sólo le quedaba esperar el menor descuido y rechazar, siempre rechazar a esa mujer cruel para que comprendiera que no tenía derecho a arrebatarla de su mundo.

 


Pero la noche llegó y en seguida se vino el día y con él no vino su “mamá”, ni su rancho, ni su cocina ahumada… nada… sólo el camino y esa mujer de los ojos tristes, cuya mirada se humedecía cada vez que ella la arañaba o gritaba. Se dijo, “Si no puedo volver a casa, entonces mejor morir” y decidió cerrar la boca, ya no la escucharían ni gritar, ni llorar, pero tampoco la verían comer ni beber… ¡tenía que ganar la batalla! El hombre se le acercaba con voz dulce, pero ella no se dejaba engañar, ya no podía confiar en nadie, era prisionera y debía hacer frente a la adversidad con valentía, todos eran cómplices de la mujer, todos!

 


Los días pasaban y ella sólo veía caminos y árboles, no había tiempo para jugar ni para dormir en calma, todo era silencio. Pasó el sol, pasó la luna, una y dos veces… Una mañana, cuando el sol se asomaba, la mujer vino a buscarla para seguir andando y entre paso y paso ellas fueron descubriéndose, domesticándose mutuamente… las mariposas fueron sus cómplices compañeras en un juego de cacería lleno de ilusión y risas.

 



“Mirá, una mariposa. Corré que no se te escape”, le decía Reyna a la pequeña. Y ésta corría con sus pequeños pies para brincar y tratar de atrapar al alado suspiro colorido. “No la alcanzaste, mirá allá hay otra. Corré!”… y de pronto el camino se hizo pequeño, corto y divertido… El sol ya no mordía ni el hambre lanzaba su grito mordiendo las tripas vacías de una niña corajuda y decidida. Las tortillas que le dio la “mujer” fueron las más sabrosas que había probado, los frijoles se mezclaban perfecto con su huipil colorado, todo era risa y diversión, no importaban los caminos… no importaba.

 


Reyna por fin había ganado la batalla, había conquistado el corazón de su hija, era la primera victoria dentro de una lucha que aun no estaba decidida. La lucha por conquistar la sonrisa de todos, por conquistar la sonrisa esquiva de un pueblo que, a pesar de todo, no se cansa de dar caza a la esquiva NAM…

 

 

 

 

Desde la punta sur de nuestra estrella, Gisel


 

Octubre 2008

 

Par LA OBRA
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Mardi 21 octobre 2008

 Mirada Creativa de los jovenes  ixcanecos  sobre el  Foro Social Americas...






 








“El foro Social de las Américas fue una experiencia única para nosotros los jóvenes de Ixcan Creativo por lo cual tuvimos una dura tarea, que consistió en presentar nuestra variedad de expresión de Arte. En el foro aprendimos muchísimas cosas, una de ellas fue que el Arte es bien recibido en todas partes, no importa que clase de Arte sea,  porque siempre va a existir alguna persona que le va agradar.                                      

 

Por otro lado,  nos preguntamos: es que  la juventud  esta jugando bien su rol ? Sentimos que no nos quieren tomar en cuenta en todos los espacios que nos otorgan porque durante el foro tuvimos muchos problemas con una organizadora; empezó por quitarnos el tiempo que ya nos habían otorgado para actuar  por dárselos a unos argentinos los cuales ya habían presentado su obra tres veces y solo porque a la dicha organizadora le había gustado tanto la obra de los argentinos la cual llevaba el nombre Un cuento negro, ella nos quería limitar y llegamos al punto de presentar nuestra obra en un espacio publico. Lo bueno de esto fue que se pudo juntar bastante gente y ofrecimos nuevamente nuestra obra que a pesar de las circunstancias fue bien recibida por el publico. Esto antes escrito fue lo que no me agrado del foro aunque se que el problema fue mas bien con esta señora, pero los organizadores deben de buscar gente o personal mas responsable para que puedan seguir el horario y no solo porque le gusta la obra se la va pasar viendo todo el día,  verdad; nosotros también tenemos muchísimas cosas buenas en nuestra obra.  

 

A pesar de las cosas malas hubieron muchísimas cosas buenas ,una de ella fue que gracias a este  problemita  conocimos a una señorita muy agradable,  el nombre se me olvido pero no se me olvida que ella me dijo que era de Alemania y también no se me olvida lo buena onda que fue con nosotros porque a pesar que habíamos conversado muy poco tiempo,  ella se envolvió tan rápido en nuestra necesidad de presentar la obra que empezó a movilizarse como si fuera suyo el problema y la verdad esto nos agrado mucho a todos nosotros los jóvenes de Ixcan Creativo porque eso nos sube la auto-estima y sabemos que nosotros podemos llegar aun mas lejos que otros y por ser jóvenes tenemos el tiempo necesario por delante  para lograrlo y trazarnos un futuro mejor. Otra cosa que me agrado fue que en cada presentación de obra o de un documental y hasta en el conversatorio éramos bien recibidos y la gente se envolvía rápidamente en nuestro rol y así podíamos crecer todos a un ritmo. Esto lo digo por el conversatorio nuestro que llevaba por nombre “Jóvenes guerrilleros del Ixcan: abajo las armas, arriba la poesia  y los colores”

 

Lo que hice en el foro,  fueron muchísimas cosas,  desde conocer nuevas obras,  asistir a ellas y analizarlas detenidamente hasta llegar al punto de entenderlas bien, también aprendí trucos nuevos con los malabares gracias a los chicos de Caja Lúdica, los cuales fueron muy agradables porque a pesar que no me conocían me recibieron como nunca, en el foro aprendí a valorar la participación grupal porque allí trabaje en grupo como nunca lo había echo antes, con unas cuantas dificultades claro  pero siempre con una solución. Aprendí que no somos los únicos  jóvenes con ganas de salir adelante a través del Arte y también que no somos los únicos afectados en el aspecto de no recibir apoyo de la municipalidad o de algún tipo de organización y con esto me quedo conforme, se que en el foro hize muchísimas cosas de las cuales no recuerdo en este momento porque de la emoción que me causa recordar mi participación alli,  se me olvidan algunos momentos pero creo que con lo que escribí ya tienen una idea de lo emocionante que fue para mi estar en el Foro Social de las Americas.

 

Escribiré lo demás en una siguiente oportunidad por el momento creo que es suficiente nos vemos hasta la próxima.

 

ATT.

         Hugo Aroldo Cù España.

 

A nombre de todos los jóvenes de Ixcan Creativo, los cuales seguimos creyendo que otro mundo si es posible.

 

“Aprendimos muchas cosas, conocimos personas y aprendimos de su trabajo. Me gusto las obras de teatro ya que tenian un punto critico hacia la sociedad. Lo que mas me gusto fue conocer nuevas personas. En cuanto a lo negativo, hubo varios problemas pero los logramos solucionar, no pudimos participar en todos los talleres que se proponian o si lo haciamos, lo teniamos que dejar a media, porque la mayoridad del grupo queria regresar o estaba cansada. Tambien se rompieron varias de las reglas de las que habiamos acordado.” Limber Humberto Santos Ramirez

 

 

“ Me gusto que toda la gente se quedo impresionada del echo que los jovenes estuvieran animando talleres y tambien les gusto la obra LA LUNA EN EL HOYO. Tambien me gusto que las personas de Caja Ludica nos apoyaran.” Yeison Eliseo Monzon Arriaza.

 

“ Fue una aventura de retos y de mucho Arte. Nos dimos cuenta que como jovenes tenemos voz y podemos decir  NO ante les injusticias. Nosotros lo expresamos en forma de Arte luchador y transformador,  con espiritu critico. Observamos la diversidad de luchas que se hacen en nuestro pais y supimos que muchos jovenes tambien luchan por un mismo sueño. Entonces da mucho animo de seguir en la lucha de otro Ixcan Posible!” Kevin









et para los que conocen la historia de Guatemala...un pequeño chiste exigiendo JUSTICIA:

Par LA OBRA
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Mardi 21 octobre 2008

 

 

 

Del 7 al 12 de Octubre del 2008, tuvo lugar en Guatemala, en la Universidad de San Carlos en la ciudad capital, el III FORO SOCIAL DE LAS AMERICAS. Durante estos 6 dias se reunieron mas de 10.000 personas y organisaciones del continente con el fin de organizar la resistencia a las politicas neoliberales, intercambiar experiencias de lucha y unir las fuerzas en la construcion de OTRA AMERICA POSIBLE.

 

 

El Foro Social de las Americas se inscribe en el marco del Foro Social Mundial. El primero se realizo en Quito, Ecuador en 2004 y el secundo en Venezuela en 2006. La  expresion de los Foros Sociales ha sido una initiativa impulsada por los movimientos sociales para promover el debate y el intercambio de experiencias de las luchas que  los pueblos del mundo han venido desarollando frente a los procesos globalizadores que hoy en dia elogian principalmente el modelo neoliberal.* (Info. Boletin 1 FSA)

 
IXCAN CREATIVO  y LA OBRA han  sido invitados a participar. Con trece jovenes, Iliana, Glenda, Oseas, Alfonso, Hugo, Odilzar, Auda-Luz,Yeison, Herberth, Walter, Limber, Leyvi y Kevin,  hemos viajado hacia la capital para dar testimonio del movimiento popular y artistico que se esta levantando en el IXCAN con el Centro Artistico y Rebelde de Transform-Accion IXCAN CREATIVO.

 

 


Durante la semana anterior, los jovenes realizaron dos actividades publicas para recaudar fondos, una tarde deportiva entre institutos basicos y una presentacion artistica para las escuelas primarias. El domingo fue dia de ultimos preparativos, ensayos teatrales, pintar poleras Ixcan Creativo, un lienzo, ensayar los conversatorios y juntar el material para las obras de teatro.El lunes 6, tempranito, agarramos rumbo hacia la ciudad capital. Blanca logro el financiamiento del transporte  por la associacion amiga ACCSS. Nos alojamos en la Caja Ludica en conjunto con el grupo de CopalAA.

 

 











El martes por la tarde, se abrio el encuentro con una ceremonia maya, palabras de bienvenida, un recorrido en cancion de la America Latina luchadora, y varias intervenciones politicas, entre ellas, las fuertes palabras de un viejito de 80 años, ex-guerillero guatemalteco....exigiendo al Rector de la Universidad  cumplir con el caracter gratuito de los estudios en la San Carlos, asi tambien una niña de Ecuador con un discurso que dejo a todos calladitos. Impresionante su fuerza de conviccion. Termino la abertura con un concierto de Garinagu, de livingston!

 

 

El miercoles, iniciaron las actividades. Presentamos la Luna en el Hoyo a la 11h, en el espacio « cultura », despues, y bajo una lluvia torrencial nos hundimos en la presentacion de «Contra Huella,  la  senda de los ancestros » de la Caja Ludica. Impresionante. Un excelente trabajo tanto a nivel artistico como de recuperacion de la memoria de los años de guerra. Magnifico. Hasta se nos olvido  la lluvia, que caia y caia sin reposo. Termino la presentacion por una ceremonia maya en la cual se unieron actores y publico en homenaje a la madre tierra, a los ancestros y  a la vida que vuelve a nacer mas alla de la muerte. Los Mayas viven, estan aqui presente. A las 16h, en el espacio juventud, nuestros jovenes ixcanecos presentaron su tema «  IXCAN: nueva generacion de artistas guerilleros: abajo las armas, arriba los colores y la poesia! », o como el espiritu historico de lucha en el Ixcan vuelve a nacer en las nuevas generaciones por medio del ARTE . Cada joven  expuso una parte del conversatorio y luego se abrio el espacio para las preguntas. Resulto ser muy interesante el encuentro. Estudiantes de la San Carlos se acercaron para realizar un trabajo en conjunto, al igual en la mañana, unos artistas argentinos y catalan.

 




El Jueves, presentamos en la manaña la obra «  Los Desposeidos » en la carpa de ACCSS, seguida por una presentacion de Zancos y Malabares por los jovenes de CopalAA. Despues de recibir una charla sobre «  tecnicas para cepillarse bien los dientes » y recibir unos cepillos de regalos, partimos a recorrer el foro nuevamente. Quisimos con Iliana y Glenda,  exponer las fotografias de IXCAN CREATIVO pero nunca pudimos encontrar el lugar, nos mandaban de un lugar a otro sin nunca poder darnos una explicacion clara. Puchica! Da igual, las presentaremos en Ixcan o en otra ocasion.

 

A la tarde, dimos tiempo libre, varios fueron a ver obras de teatro, otros se quedaron a la actividad de solidaridad con Bolivia «  Todos somos Boliva ». Evo Morales no llego pero distintas personas dieron su palabra respecto al tema, el ex presidente del congreso de ecuador entre otros. Da alegria escuchar a politicos con un compromiso tan firme con su gente. Realmente da Alegria sentir este nuevo rumbo en el cual esta caminando la nueva era latino americana. Para terminar se leyo las palabras de Evo Morales mandadas para la ocasion. « TODOS SOMOS BOLIVIA! ». Mas informacion al respecto en el sitio www.movimientos.org ; www.fsaguatemala.org



El viernes, participamos en la mañana en el encuentro organizado por Caja Ludica, la Banqueta y Casa Artesana sobre « El Arte como herramienta de lucha ».  Un canta-autor guatemalteco dio su testimonio y  se abrio el espacio para la discusion y la expresion. Felicitaron a varias ocasiones la participacion de muchos jovenes en el conversatorio. Dedicamos la tarde a estudios, pues la gran mayoridad tenia examenes esta misma semana y con suerte los establecimiento apoyaron para que puedan pasar sus pruebas la semana siguiente. A la noche, participamos en una fiesta organisada por los artistas en la Casa Artesana, a la vuelta de la esquina de la Caja Ludica. Bailaron todo lo que pudieron al ritmo de los tambores.

 

 

 

El sabado por la tarde, teniamos programado nuestro tema compartido LA OBRA/IXCAN CREATIVO sobre « El Arte como herramienta de Transform-Accion », pero el edificio donde ibamos a presentar estaba cerrado. Plop. Finalemente, Julia, una basca de Caja Ludica, logro conseguirnos una amplificacion y presentamos la Luna en el Hoyo en espacio abierto, afuera y finalemente salio super. Despues invitamos a la gente a pasar a ver el documental de video sobre la contaminacion. Odilzar y Auda-Luz presentaron su trabajo sobre la contaminacion, nuevamente con la ayuda de la Caja Ludica quien nos presto computador y video proyector. Reciberon fuertes felicitaciones. Una pena sin embargo que no pudimos abrir mas el dialogo, por falta de espacio adecuado dentro de la programacion. Nos quedamos con las ganas!

 

 

Resulto experiencia muy linda esta participacion al Foro Social, nos nutrimos de obras de teatro, encuentros, espiritu critica y luchas latino americana....La conviviencia en el grupo ha sido muy rica, poco a poco las reuniones a la noche se han ido enriqueziendo, ya todos toman la palabra expresan sus desacuerdos y hasta se dieron debates acerca del espiritu de lucha en IXCAN CREATIVO, las posiciones de cada quien al respecto.





Desde el extremo norte latino y mojado de la punta sur de nuestra estrella

 

 

Obrera Céline

Par LA OBRA
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Mardi 21 octobre 2008
Encore un conte écrit par Gisel, toujours sur une étonnante rencontre en Ixcan, au Guatemala, avec Don Catalino...


A las manos de Catalino Santos.
A sus manos de tierra, historia y esperanza...


 Ahí estaba, mirándolo con sus ojos largos y su cuerpo grácil.

 Ahí estaba, después de tantos años, tantos encuentros y desencuentros, por fin ahí lo tenia, frente a él, sólo una corta distancia separaba sus dedos de sus armoniosas líneas.

¿Cómo hacer para tenerlo, para hacerlo suyo?...

Habían pasado varios años desde su primer encuentro.

Su madre lo había cargado por días hasta llegar al santuario donde lo imposible no existía. Colgado a su espalda, Catalino había descubierto los secretos del mundo mas allá de su aldea, veía nuevos árboles, ríos más salvajes que aquel donde su mamá lavaba la ropa de su numerosa familia, montes y montes vestidos de verde milpa;

"Tanto maíz, que grande ha de ser esta familia", pensaba Catalino colgado del cuerpo materno... El ritmo de la marcha de su madre lo adormecía, resultaba ser una perfecta cuna, se sentía cabalgando en un corcel tibio y dulce; entre siesta y siesta abría los ojos para dejarse ahogar por el azulado cielo que le acariciaba sus ojos de niño o por el brillo lunar que lo arropaba junto al pecho de su mamá...


No sabe muy bien cuantas lunas vio ni cuantos soles sintió hasta que, por fin, llegó a la casa del santo milagrero. Su madre, agotada por la dulce carga, lo sentó a la entrada de la iglesia mientras ella iba a conseguir unas candelas, puñado de luz y calor, con que agasajar los ojos del santo, para que éste cumpliera el difícil milagro: enderezar los pies de su niño, el inquieto Catalino. Desde el día que el patojo amaneció con los pies al revés nada era igual en el rancho... pero ahora había encontrado la cura para la extraña enfermedad del pequeño, que no debía ser menos que un castigo; ¡saber que pecados había cometido ella... o su marido... para merecer semejante castigo divino! Sin embargo, la mujer no se rendía, esperaba conseguir el perdón, la venia divina a través de este milagroso santo para que su niño recuperara el andar.


Catalino, obediente y manso como era desde que las piernas le amanecieron al revés, se quedó sentado sobre el piso de ladrillo rojo y caliente donde lo habían dejado. Allí esperaba paciente, sin preocuparse del paso del tiempo, desde muy pequeño aprendió que esa preocupación no servía de nada, ni siquiera sabía de relojes, para él sólo existía el sol y la luna, la lluvia y el viento, aquello era lo esencial de la vida; la espera era algo conocido para él y para su pueblo. Aquella madrugada la espera lo recompensó con el mejor encuentro de su corta vida: Sentado y medio dormido sus oídos recibieron el canto precioso de un pájaro desconocido, cuyo trino no se parecía al de ningún pajarillo de la aldea. "Que tipo de ave será?", se preguntó mientras su mirada desnudaba los árboles que lo rodeaban, de rama en rama y flor en flor dando brincos rápidos y ansiosos. De pronto descubrió la figura de aquel pajarito cantor que trinaba armoniosamente en los brazos de un gordo que le parecía enorme. ¡Que guitarrita más singular!... sin darse cuenta se encontró sentado a los pies de este hombre gigante que rascaba la panza de la guitarra con una vara delgada. Para sorpresa de todos, desde aquel encuentro sus pies se comenzaron a enderezar, ¡el milagro había ocurrido!


Los suyos pensaron que había sido el santo milagrero que había cumplido la petición. Sin embargo, a él le gustaba pensar que había sido el canto de este pájaro de palo en los brazos del gigante el que le había concedido la venia de enderezar sus traviesos pies, quizás el mismo gigante era el santo... y su guitarrita cantora era la medicina!... saber... Desde aquel día mágico, Catalino se había prometido que algún día él mismo llegaría a realizar milagros con la ayuda de esta guitarrita cuya música era capaz de curar penas, animar las almas y enderezar pies... ¡Con fe todo es posible!


Los años pasaron, Catalino creció corriendo por los montes, cargando leña en su mecapal, cortando milpa, arriando animales y sembrando frijoles. Sus manos eran grandes, duras y en ella guardaba el sustento de sus once hijos; pero su alma conservaba la dulzura del niño maravillado frente a la guitarrita que no era otra cosa que un violín de voz dulce. Hoy su camino y el del violín se volvían a cruzar, "la guitarrita" ya no estaba en manos del gigante, hoy era un hombrecito pequeño quien poseía el anhelado tesoro... ¿Se atrevería a hablar con este hombre?, quería tener el violín, pagaría lo que fuera por tenerlo en sus brazos, pero ¿qué tal si le pedía un precio que su cosecha de maíz no podría pagar? No soportaba la idea de seguir viviendo alejado de aquel mágico pájaro cantor que parecía deshacerse entre los brazos de su dueño con una vocecilla dulce y esperanzadora.


Tímidamente lo esperó a la salida del velorio y se le acercó con paso lento, "Disculpe don, pero me gustó mucho lo que hizo allá dentro", el otro hombrecillo le prestó poca atención, estaba acostumbrado a los halagos de quienes lo oían tocar.


"¿Cuánto me pide por el violín?", dijo Catalino, cazando con sus palabras la esquiva mirada del músico.

"No, esto no tiene precio, ¿como ponerle precio a la voz de un amigo?", fue la respuesta.


"Pagaré lo que sea, no tengo mucho, pero diga lo que quiere y aquí lo tendrá!", ¡tenía que ser suyo, no podía dejarlo ir!


El hombre lo miró otra vez y sonriendo le dio un precio demasiado elevado para un campesino como él, sus frijoles y el maíz no daban para conseguir tantos quetzales... Quetzales... ¿Por qué se llamará así la moneda? ¿Será acaso porque para los pobres son tan difíciles de conseguir como lo es el llegar a ver un quetzal en medio de la selva?...


"Mañana, aquí. Mañana", fue la respuesta de Catalino, quien sin esperar las palabras de acuerdo del dueño del ansiado tesoro, giró la espalda y emprendió la ruta hacia el rancho.

Se le vio llegar con la mirada ausente, esa tarde sólo comió un par de tortillas y no se acabó los frijoles colados que había preparado su compañera, se fue a recorrer su parcela y se le vio pasar un buen rato junto a las bestias.


"¿Qué le pasa al viejo?" se preguntaba la familia y la respuesta era el silencio acompañado de la brisa nocturna.


La luna aun no se había acostado, cuando Catalino ya estaba en pie al lado de sus dos únicas vacas, las miraba a los ojos y luego caminaba otra vez a paso lento, del rancho al huerto...del huerto al rancho... Hasta que partió al encuentro de su sueño infantil. Al llegar ni siquiera saludo a los presentes que acompañaban al muerto que yacía sobre la mesa vestido con sus mejores prendas. Con una mirada llamó al músico, quien salió enseguida llevando su violín envuelto en un trapo amarillento por el polvo de los años y los viajes.


"Aquí está lo que me pidió" y le extendió la mano mostrándole a las dos vacas que mordisqueaban el pasto, indiferentes a todo.


Sin entender mucho, el músico miró las vacas con ojos de sorpresa, "¡Unas vacas!... ¿usted me quiere pagar con estas bestias?"


"Valen el precio que usted me pidió por el violín, están gordas y si las hace preñar pues le darán buena leche. ¡Podrá darse por pagado dos veces!", le aseguró, mientras su mano pedía con un gesto la entrega del violín.
Siempre sorprendido y ante la seguridad de Catalino, el músico no tuvo más que despedirse de su pájaro cantor. Un abrazo apretado fue la despedida que el hombre le dio a su amigo de caminos antes de entregarlo a las hambrientas manos de un Catalino que no paraba de sonreír.


"Ahora es suyo, cuídelo, es un buen amigo"


"Ya nos conocemos con este pajarito, sé que es de los mejores, a mi me entregó su amistad hace años, pero nos habíamos perdido por un tiempo; ahora nos reencontramos. Gracias!", fue la respuesta de Catalino antes de darse media vuelta y volver al rancho.


El regreso a casa fue el mejor viaje que haya hecho, le parecía sentirse más joven, más ligero; le parecía que volaba llevado por la brisa caliente del mes de mayo, sus manos no podían estar quietas, deseaban acariciar el cuerpo del violín que, callado, esperaba por los dedos de su nuevo dueño.


Cuando cruzó el río recordó a los suyos, pensó en el trueque que venía de realizar. Desde el río vio la milpa que él y sus hijos habían sembrado hace un par de meses atrás, ¿sería buena la venta esta temporada?... ¿y si no lo era..?, ya no tenía las vacas para venderlas en caso de necesidad... Si las cosas no iban bien pasarían un muy mal invierno, sin quetzales y sin suficiente maíz la panza de los suyos comenzaría a hacerse oír... ¿Qué diría su mujer?... ¿Sus hijos?... ¿Lo culparían por haber cumplido su infantil sueño?...




De pie, mojado por los suaves cabellos del río, con los ojos en su parcela, la cabeza entre los suyos, agobiada por el porvenir; sintió sus piernas fuertes, rectas y seguras. Al ritmo de un suspiro miró sus manos y vio que no estaban vacías, estaban llenas de cantos que esperaban por salir y hacerse luz, ser esperanza. Recorriendo la mágica silueta de aquel antiguo amigo, el pájaro cantor milagrero, que años atrás le había dado a probar su esencia esperanzadora... tuvo la seguridad, "

Nada puede resultar mal, sólo hay que confiar en la vida y su canto, con el corazón contento y la fe entre las manos nada puede salir mal. ¡Vamos!"



Gisel Sparza Sepúlveda
Cía. LA OBRA


Octubre 2008

Par LA OBRA
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